La résilience n'est pas de la dureté. C'est l'élasticité du bambou dans la tempête. Apprenez à utiliser les crises comme catalyseurs de croissance.
Pourquoi certaines personnes s'effondrent-elles face aux coups du sort, tandis que d'autres en sortent grandies ? Le secret ne réside pas dans l'absence de douleur, mais dans la capacité de traitement. Les Japonais ont pour cela une magnifique métaphore : le Kintsugi. Lorsqu'un précieux bol en céramique se brise, il n'est pas jeté. Il est réparé avec de la laque dorée. Les fissures restent visibles – mais ce sont elles qui rendent l'objet unique et plus précieux qu'auparavant.
L'un des exemples les plus impressionnants de résilience est celui du psychiatre Viktor Frankl. En tant que survivant de la Shoah, il a enseigné qu'on peut tout enlever à un homme, sauf une chose : la dernière des libertés humaines – celle de choisir son attitude face aux circonstances données.
La résilience n'est pas seulement pour les grandes catastrophes. La micro-résilience désigne la capacité à se remettre rapidement des petites piqûres du quotidien (embouteillage, email impoli, mauvais temps). Il s'agit de ne pas laisser le système de stress en « alerte » permanente.
La résilience est comme un système immunitaire psychologique. Nous pouvons l'entraîner. Voici les sept fondements mentaux sur lesquels repose la force intérieure.
Pas un « tout ira bien » naïf, mais la confiance profonde que les crises sont limitées dans le temps et peuvent être surmontées.
Accepter ce qui ne peut être changé. Ne pas gaspiller son énergie à lutter contre la réalité, mais l'utiliser pour trouver des solutions.
S'éloigner de la focalisation sur le problème (« pourquoi moi ? ») pour se concentrer sur l'action (« quelle est la prochaine étape ? »).
La capacité de diriger ses sentiments impulsifs et de ne pas se laisser emporter par le flot de l'angoisse.
Quitter le rôle de victime. Reconnaître que l'on a toujours un choix – au moins dans sa propre réaction.
Des relations sociales solides sont le filet de sécurité. Accepter de l'aide est un signe de force, pas de faiblesse.
Les objectifs et les visions nous donnent une raison de continuer. Le « pour quoi » rend le « comment » supportable.
« Le monde brise tout le monde, et après, beaucoup sont plus forts aux endroits brisés. » Ernest Hemingway
On entend souvent parler de trouble de stress post-traumatique (TSPT). Mais la recherche montre un autre phénomène, qui se produit même plus fréquemment : la croissance post-traumatique. Beaucoup de personnes rapportent, après avoir surmonté des crises, une appréciation plus profonde de la vie, des relations plus intenses et une force personnelle nouvellement découverte.
Comme une plante qui perce l'asphalte, la vie trouve un chemin. La résistance forge le caractère. Sans l'obscurité, nous ne percevrions pas la lumière avec autant d'intensité.